Le processus de vieillissement - les changements psychologiques et sociaux

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Le processus de vieillissement - les changements psychologiques et sociaux

1. Changements sociaux

Avec l’âge, on constate une diminution ou une disparition des activités sociales chez les personnes vieillissantes. Ceci est le plus souvent la conséquence de leur baisse de capacité physiques (voir l'article précédent), qui les isole progressivement de leur environnement.

Ces changements peuvent survenir très rapidement, mais sont le plus souvent progressifs.

La personne âgée n’en a pas toujours conscience.

De nombreuses études ont été réalisées pour comprendre ce retournement sur soi et cette volonté de réduire les interactions sociales. Elles conviennent généralement qu'un stade dépressif accompagne ce changement.

Ces mêmes études ont étudié ce qui se trouve aux origines de cet état dépressif.

2. Aux sources de la dépression des personnes âgées

Trois grands changements vont toucher de près la personne vieillissante et l'affecter :

2.1 Évolution de l'environnement socio-affectif

Le déclin des contacts sociaux est souvent plus une perception subjective de la personne vieillissante qu'une réalité. L'environnement peut toujours être présent, mais en raison de l'isolement cognitif, l'impression de solitude est renforcée.

Depuis des décennies, les répercussions des liens sociaux sur l'environnement de la personne sont étudiées. La conclusion suivante a été tirée : les conséquences de stress sera plus faible et la résistance à la maladie plus élevée, s'il existe des relations sociales de soutien.

Le soutien que tout sujet peut recevoir de son environnement peut être de plusieurs sortes :

  • Support matériel : désigne la fourniture de biens et de services matériels qui peuvent aider dans la résolution de problèmes pratiques,
  • Soutien émotionnel : il s'agit de l'information que le sujet reçoit en étant respecté, aimé, et intégré dans un réseau social,
  • Soutien de l'estime de soi : consiste à avoir quelqu'un avec qui discuter des difficultés du quotidien.

Outre la personnalité, il existe d'autres facteurs qui déterminent l'état psychologique de la personne âgée et qu'il convient de prendre en compte :

  • L'état de santé général et l'absence de psychopathologies associées,
  • Le niveau culturel,
  • L'activité physique et l'activité mentale,
  • Les stimuli environnementaux, l'existence d'intérêts et de motivations,
  • Relations personnelles.

Le fait de pouvoir communiquer ses propres difficultés renforce l'estime de soi, peut-être parce que ce faisant, les personnes âgées ont le sentiment d'être appréciées et acceptées par une autre personne. Cela a un effet positif sur les éventuelles menaces perçues (situations stressantes et l'autonomisation).

L'objectif est de fournir les informations nécessaires pour aider à résoudre un problème spécifique, afin de diminuer le sentiment de confusion et d'impuissance, et d'accroître le sentiment de contrôle de la situation, ce qui augmente le bien-être psychologique.

L'activité sociale, en particulier l'activité récréative, est un générateur d'encouragements positifs. Les activités récréatives, formatrices, sportives, etc, sont une fin en soi qu'il faut encourager et soutenir, tant chez les hommes que chez les femmes.

2.2 Dans la vieillesse, le réseau social auquel l'individu a toujours appartenu se transforme :

Il existe de nombreux liens tissés tout au long de la vie :

  • Les liens familiaux, qui sont l'un des principaux liens sociaux : le conjoint et les enfants sont généralement le principal soutien de la personne,
  • Les relations de voisinage, qui peuvent durer toute une vie,
  • Les relations avec les parents ou grands-parents, ont une grande importance, d'autant qu'ils sont souvent passés du stade d'aide et de soutien à un stade d'assistés dans leurs vieux jours,
  • L'environnement professionnel, avec les collègues de travail,

Tous ces liens ont tendance à disparaître avec le temps.

Causes de la contraction du réseau social :

  • Décès,
  • Absence de nouvelles significatives,
  • Relations plus difficiles à maintenir, en raison de la difficulté à se déplacer,
  • Changements comportementaux qui peuvent occasionner une prise de distance,
  • Perte des capacités sensorielles qui peut diminuer la capacité relationnelle,
  • Perte de relations liés au travail.

La diminution du réseau social a comme conséquence un plus grande importance des relations familiales, qui, souvent, seront les seules qui dureront dans le temps.

La diminution des relations sociales entraîne aussi la perte de son propre rôle, des souvenirs, voire de son identité. Les autres agissent comme des ancres dans la vie et font partie de l'histoire de chacun.

La motivation de la personne âgée à établir de nouveaux liens diminue et ce dans la même proportion que l'autonomie et l'estime de soi diminue. Ceci la conduit souvent à se réfugier dans une solitude dans laquelle elle se sent en sécurité. Il est alors important de mettre en place un programme approprié pour encourager la participation à des groupes, et d'augmenter l'activité sociale.

L'exclusion sociale est l'une des les pires conséquences d'un âge avancé. L'être humain, pour avoir une vie avec qualité, doit se sentir partie prenante de la collectivité dans laquelle il vie. Il doit se sentir productif, reconnu et, d'une certaine façon, indispensable.

Ceci peut être réalisé par différentes façons, donc l'accès aux nouvelles technologies qui permettront de garder le contact avec les personnes éloignées, la participation à des associations, l'interaction avec la famille, l'interaction avec son environnement, l'accès à la culture, entre autres. Cela peut aussi passer par la responsabilisation, notamment en permettant à la personne âgée de s'occuper de végétaux ou d'animaux.

2.3 Évolution de la sexualité de la personne âgée

Les différentes difficultés mentionnées précédemment auront aussi un impact sur la capacité de la personne à établir de nouvelles relations intimes.

De façon générale, la société marginalise les personnes âgées, les traite comme des êtres asexués.

La sexualité est l'un des besoins fondamentaux de toute personne, juste après  le besoin de nourriture et le besoin de sécurité.

La sexualité s'inscrit, habituellement, dans le cadre d'une relation de couple ou d'amitié. Toutefois, les comportements sexuels, sont largement influencés par des facteurs bio-psycho-sociaux.

Une vie sexuelle active favorise positivement les aspects physiologiques et les aspects psychologiques de la personne.

La sexualité revêt plusieurs aspects, qui vont bien au-delà d'un acte purement charnel. Notamment le contact physique, corporel, la communication, l'acceptation de son corps, la sécurité émotionnelle, le sentiment d'être aimé.

Les personnes âgées qui maintiennent une activité sexuelle sont généralement embarrassées d'en parler. Les stéréotypes sociaux, leur éducation, sont des freins à une expression libre. 

2.3.1 Changements liés à la baisse d'activité sexuelle chez la femme :

  • Diminution du désir sexuel, fortement conditionné par l'apparence physique et l'estime de soi,
  • L'incontinence urinaire fréquente qui inhibe le désir de contacts intimes, en raison des préjugés acquis,
  • La capacité multi-orgasmique est maintenue, mais dans une moindre mesure,
  • Diminution de la taille des ovaires, des trompes et de l'utérus et atrophie de la muqueuse de l'endomètre, du col et du vagin,
  • Après la ménopause, réduction des niveaux œstrogéniques et androgéniques,
  • Ralentissement de la phase d'excitation sexuelle,
  • Les sécrétions sont moindre et plus lente, ce qui cause des difficultés de pénétration et, possiblement, de la douleur. Le vagin devient plus vulnérable aux éventuelles blessures par frottement,
  • Moins d'acidité de l'environnement vaginal, ce qui augmente le risque d'infections,
  • Vagin plus court et moins élastique,
  • Moins d'intumescence du clitoris,
  • Diminution de la fréquence et de l'intensité des contractions orgasmiques,
  • De moins en moins de bouffées de chaleur, de tensions musculaires lors des rapports sexuels et de tensions mammaires,
  • Accélération de la descente post-coïtale

 2.3.2 Changements liés à la baisse d'activité sexuelle chez l'homme :

  • Réduction du taux de testostérone
  • Moins de sensibilité pénienne.
  • Diminution du nombre d'érections nocturnes involontaires.
  • Une érection plus lente. Il faut plus de temps (jusqu'à 10 minutes) et plus de stimulation pour atteindre l'orgasme,
  • Moins de turgescence du pénis en érection due à la perte de l'élasticité des vaisseaux sanguins et la puissance des vaisseaux sanguins et des muscles,
  • Montée testiculaire moins importante et plus lente lors de l'excitation,
  • Ejaculation retardée, voire moindre besoin physique d'éjaculer,
  • Moins de production de liquide pré-éjaculatoire,
  • Moins de volume et de qualité fonctionnelle du sperme éjaculé,
  • Moins de nombre et d'intensité des contractions orgasmiques,
  • La période réfractaire après l'érection augmente, ce qui signifier plusieurs jours avant d'avoir une autre érection complète.